En bref
- Hôtel pour chat : 14 à 24 € la journée pour un chat seul (cinq grilles publiques, 2026).
- Une pension pour chat est déclarée à la DDPP, emploie un titulaire de l’ACACED et offre 2 m² par chat (arrêté du 19 juin 2025).
- Chat identifié, vaccins typhus, coryza et leucose à jour, antiparasitaire récent : sinon, pas d’entrée. Et si le chat part avec vous hors de France, le passeport européen et le vaccin contre la rage deviennent obligatoires, comme pour voyager avec son chien à l’étranger.
- Depuis le 3 juillet 2025, un contrat écrit en deux exemplaires est obligatoire pour chaque garde.
Sommaire
Un hôtel pour chat, ou pension féline, héberge votre chat pendant votre absence, en box ou en chalet. Le prix tourne autour de 14 à 24 € par jour pour un chat seul, d’après cinq grilles publiques lues le 3 octobre 2026. Mais ce chiffre ne dit rien tant qu’on ignore ce qu’il comprend, ni ce que la loi impose à celui qui l’affiche.
Voici donc ce que coûte une pension pour chat, pourquoi deux établissements voisins affichent dix euros d’écart, ce que la réglementation exige d’eux depuis juillet 2025, ce qu’on vous demandera à l’entrée, et les questions à poser avant de verser un acompte.
Hôtel pour chat : combien ça coûte vraiment ?
Plutôt qu’une « moyenne nationale » invérifiable, voici ce qu’affichent cinq pensions sur leur site pour un chat seul et une journée (grilles datées du 1er janvier 2026 pour trois d’entre elles).
| Hôtel pour chat (département) | Tarif par jour, 1 chat | Compris |
|---|---|---|
| Valcreuse (Creuse) | 14 € ; 21 € en chalet agrandi | Litière, chauffage ; nourriture apportée (fournie : +2 €) |
| La Vallée des 4 Pattes (Loir-et-Cher) | 16 € ; +9 € par chat supplémentaire | Chalet ; soins en option |
| Les Coussinets en Éventail (Isère) | 19 € ; 24 € tout inclus | Nourriture et soins en formule tout inclus |
| La Dorloterie (Seine-Saint-Denis) | 20 € ; 36 € pour deux chats | Nourriture, litière, patio, brossage |
| Le Chalet (Gard) | 24 € jusqu’à 17 jours, 20 € au-delà | Nourriture et litière ; +12 € par chat |
Pour une semaine, comptez 100 à 170 € pour un chat. Deux chats coûtent rarement le double.
Les suppléments qui gonflent la note
- Médicaments ou soins : 2,50 € par jour (La Vallée des 4 Pattes) à 5 € (Les Coussinets en Éventail ; Le Chalet pour l’insuline).
- Déplacement chez le vétérinaire : 10 € (Le Chalet), 20 € (La Dorloterie), 20 ou 60 € (La Vallée des 4 Pattes).
- Entrée ou sortie hors horaires : 10 € ; un jour férié : 20 € (Valcreuse).
Un détail qui compte : au Chalet, le jour du départ n’est pas facturé si vous récupérez votre chat avant midi. Ailleurs, « toute journée commencée est due ». Deux semaines font donc 14 ou 15 jours selon l’hôtel pour chat.

Pourquoi les prix varient autant d’une pension pour chat à l’autre
La nourriture, d’abord. Une pension pour chat à 14 € où vous apportez les croquettes et une autre à 20 € qui les fournit ne sont pas si éloignées. Beaucoup préfèrent d’ailleurs que l’animal garde ses croquettes : en changer loin de chez lui, c’est la diarrhée assurée.
La durée, ensuite : Le Chalet passe de 24 à 20 € au 18e jour, et la plupart des grilles sont dégressives. La région, enfin : 20 € en Seine-Saint-Denis, 14 € dans la Creuse. La saison pèse moins qu’on ne le dit ; ce sont plutôt les plateformes de cat-sitting qui affichent une « haute saison » (16 € la visite au lieu de 10 à 15 € à Paris chez Rover).
Une activité réglementée : déclaration, ACACED et arrêté de 2025
Garder des chats contre rémunération n’est pas libre. L’article L. 214-6-1 du Code rural et de la pêche maritime soumet « l’exercice à titre commercial des activités de transit ou de garde » de chiens et de chats à trois conditions : une déclaration au préfet (en pratique à la DDPP), des installations conformes aux règles sanitaires, et une personne au moins qui justifie de ses connaissances.
Cette justification, c’est le plus souvent l’ACACED. D’après la DRAAF Bretagne, elle s’obtient après 14 à 22 heures de formation et vaut dix ans.
Ce que l’arrêté du 19 juin 2025 impose à un hôtel pour chat
Les règles sanitaires sont fixées par l’arrêté du 19 juin 2025, en vigueur depuis le 3 juillet 2025. Il abroge l’arrêté du 3 avril 2014, encore cité un peu partout. Pour les chats, l’article 15 est le plus concret : 2 m² au minimum par chat, dont une partie à l’abri des intempéries et du soleil ; des plateformes à plusieurs niveaux pour que chaque chat puisse observer et se tenir à distance des autres ; des cachettes, des griffoirs et des bacs à litière « en nombre suffisant ».
La pension pour chat désigne aussi un vétérinaire sanitaire, rédige avec lui un règlement sanitaire (nettoyage, hygiène, soins, quarantaine des arrivants) et le fait passer au moins deux fois par an (article 5). Elle tient un registre des entrées et sorties et un registre sanitaire (articles 8 et 9). Et la DDPP peut venir vérifier tout cela sans prévenir.
Le même arrêté encadre les élevages : si vous envisagez d’adopter un chat retraité d’élevage, vous retrouverez les mêmes registres côté éleveur.
Identification, vaccins, antiparasitaires : les conditions d’entrée
Première exigence, légale : l’identification. L’article L. 212-10 du Code rural impose d’identifier tout chat de plus de sept mois, par puce ou tatouage, avec enregistrement au fichier I-CAD ; l’obligation vaut pour tout chat né après le 1er janvier 2012. L’arrêté de 2025 ajoute que le numéro d’identification figure au contrat et que l’hôtel pour chat doit pouvoir présenter la carte d’identification pendant la garde (article 27).
Deuxième exigence, contractuelle : les vaccins. Aucun texte n’oblige à vacciner un chat pour le mettre en pension pour chat. Mais toute pension pour chat l’exige, parce qu’elle fait cohabiter des dizaines d’animaux. Les conditions générales du Chalet (Gard) et de L’Arche de Lily (Loire-Atlantique) demandent la même chose : typhus, coryza et leucose, injection de plus de dix jours et de moins d’un an. La rage reste facultative. L’Arche de Lily exige en plus la stérilisation des chats de plus de six mois.
Troisième exigence : un antiparasitaire externe appliqué dix jours avant l’arrivée au plus tard (Le Chalet), ou entre sept jours et un mois avant (L’Arche de Lily), et un vermifuge récent. Le carnet de santé voyage avec le chat. Mieux vaut un traitement autorisé qu’un remède maison : le liquide vaisselle ne débarrasse pas un chat de ses puces.
Visite, contrat, acompte : les étapes avant le séjour
La visite préalable, d’abord, sur rendez-vous. C’est le meilleur test : odeur, calme, propreté des litières, séparation des chats qui ne se connaissent pas. Une pension pour chat qui refuse la visite sans raison vous dit quelque chose.
Le contrat, ensuite. Depuis le 3 juillet 2025, l’article 27 de l’arrêté impose un contrat « établi en double exemplaire pour chaque garde et signé par chaque partie » : coordonnées des deux parties, personne à joindre à votre place, dates d’arrivée et de sortie, hébergement seul ou en groupe, nourriture convenue, vétérinaire à consulter, numéro d’identification du chat. L’hôtel pour chat le garde cinq ans. Un simple reçu n’est pas conforme.
L’acompte, enfin. Le Chalet demande 30 % sous huit jours, remboursés si vous annulez plus de trente jours avant ; L’Arche de Lily garde les arrhes. Le mot compte. D’après l’article L. 214-1 du Code de la consommation, sauf mention contraire au contrat, les sommes versées d’avance sont des arrhes : vous renoncez en les perdant, le professionnel renonce en vous rendant le double. Un « acompte » engage plus fermement. Lisez la ligne qui dit lequel vous versez.
Cat-sitting et garde chez un particulier : les alternatives
Un hôtel pour chat n’est pas toujours la meilleure option : un chat très attaché à son territoire vit souvent mieux une absence chez lui, avec un passage quotidien, que dix jours dans un chalet inconnu. Les signes de stress chez le chat en appartement (marquage, toilettage excessif, refus de manger) valent aussi au retour de pension.
| Formule | Prix constatés | Source et date |
|---|---|---|
| Visite à domicile (30 min) | 10 à 15 € la visite à Paris ; 13 € par jour en moyenne | Rover, juillet 2026 ; Yoojo, données 2024 |
| Garde chez le cat-sitter | 18 à 25 € la nuit à Paris ; 16 € par jour en moyenne | Rover, juillet 2026 ; Yoojo, données 2024 |
| Une semaine de visites | 74 € en moyenne | Yoojo, données 2024 |
Les tarifs Rover s’entendent hors taxes. Et le cat-sitting a ses limites : un particulier qui garde des chats chez lui contre rémunération relève lui aussi de l’article L. 214-6-1 ; une visite de trente minutes ne suffit pas à un chat malade ; les disponibilités fondent en août.
Pour deux jours d’absence, un distributeur de croquettes, une fontaine et une litière propre suffisent à un chat adulte en bonne santé. Au-delà, il faut quelqu’un, cat-sitter ou hôtel pour chat. Et si vous avez aussi un lapin, le prix d’une pension pour lapin fait l’objet d’un article à part.
Les questions à poser avant de réserver
- Êtes-vous déclaré auprès de la DDPP, et qui détient l’ACACED ?
- Quelle surface par chat, et les chats de familles différentes se voient-ils ?
- La nourriture est-elle incluse, et puis-je apporter la mienne ?
- Le contrat précise-t-il arrhes ou acompte, et quel délai d’annulation ?
- Puis-je visiter avant, et recevoir des nouvelles pendant le séjour ?
Si trois réponses sur cinq restent vagues, changez d’hôtel pour chat.
Foire aux questions
Quel est le prix moyen d’un hôtel pour chat en France ?
Il n’existe pas de statistique officielle. Les cinq grilles relevées le 3 octobre 2026 vont de 14 € (Creuse, nourriture non fournie) à 24 € (Gard, nourriture et litière comprises) par jour pour un chat seul. Comptez 100 à 170 € la semaine, hors suppléments.
Faut-il que mon chat soit vacciné pour entrer en pension pour chat ?
La loi ne l’impose pas, les pensions si. Les conditions générales lues exigent typhus, coryza et leucose à jour, avec une injection de plus de dix jours et de moins d’un an, un antiparasitaire récent et un vermifuge. L’identification par puce ou tatouage, elle, est obligatoire pour tout chat de plus de sept mois.
Peut-on annuler une réservation en pension pour chat ?
Oui, mais le sort de la somme versée dépend du contrat. Sans précision, le Code de la consommation la traite comme des arrhes : vous les perdez en annulant, le professionnel rend le double s’il annule. Certaines pensions remboursent au-delà d’un délai (trente jours au Chalet). Vérifiez la clause avant de payer.
Le cat-sitting est-il moins cher qu’un hôtel pour chat ?
Pour un chat seul, en général oui : 10 à 15 € la visite quotidienne contre 14 à 24 € la journée de pension, et 74 € la semaine de visites en moyenne chez Yoojo. L’écart se réduit pour un chat qui réclame des soins, et s’inverse parfois pour plusieurs chats, facturés de façon dégressive en pension pour chat.
Sources
- Légifrance, Code rural et de la pêche maritime, article L. 214-6-1.
- Légifrance, arrêté du 19 juin 2025, règles sanitaires et de protection animale, version consolidée au 3 octobre 2026 (articles 5, 8, 9, 15, 27, 35).
- Légifrance, Code rural, article L. 212-10 (identification).
- Légifrance, Code de la consommation, article L. 214-1 (arrhes).
- DRAAF Bretagne, Tout savoir sur l’ACACED (20 octobre 2025).
- Services de l’État : Seine-Maritime, activités liées aux animaux de compagnie ; Nord, identification des carnivores.
- Grilles tarifaires : Valcreuse, La Vallée des 4 Pattes, Les Coussinets en Éventail, La Dorloterie, Le Chalet ; conditions générales de L’Arche de Lily (lues le 3 octobre 2026).
- Cat-sitting : Rover, tarifs à Paris (juillet 2026) ; Yoojo, tarif des cat sitters (données 2024).
