L’essentiel à retenir : la taille des rosiers remontants se fait en fin d’hiver, après les fortes gelées, de mi-février dans les régions douces à fin mars dans les régions froides. Si vous jardinez avec la lune, les périodes de lune descendante de 2027 tombent du 16 au 28 février et du 16 au 28 mars. Cette tradition n’a pas de fondement scientifique démontré : le vrai repère reste l’état de la plante et la météo.
Chaque fin d’hiver, la même question revient chez les jardiniers : quand tailler les rosiers, et faut-il regarder le ciel avant de sortir le sécateur ? Beaucoup suivent un calendrier lunaire et réservent la taille des rosiers aux jours de lune descendante. D’autres s’en tiennent aux signes que donne la plante elle-même : bourgeons qui gonflent, fin des grands froids, forsythia en fleurs.
Cet article fait le point honnêtement. Vous y trouverez ce que dit la tradition lunaire et ce qu’en dit la science, les vraies dates de lune de février et mars 2027, puis les repères horticoles qui comptent le plus : le type de rosier, le bon moment, le bon geste et les soins qui suivent la coupe.
- Comprendre les cycles lunaires et la taille des rosiers
- Calendrier de la taille des rosiers selon les variétés
- Gestes techniques pour une coupe saine
- Soins complémentaires et gestion des résidus de taille
Comprendre les cycles lunaires et la taille des rosiers
Le jardinage avec la lune est une tradition ancienne, reprise au XXe siècle par la biodynamie et par les calendriers vendus chaque année en jardinerie. Selon cette tradition, la sève monterait dans les tiges en lune montante et redescendrait vers les racines en lune descendante. Pratiquer la taille des rosiers en lune descendante limiterait donc les « pleurs » de sève et favoriserait la reprise.
Il faut être clair : cette influence n’a jamais été démontrée. L’article de Wikipédia consacré à la biodynamie rappelle qu’il n’existe aucune preuve d’une relation entre les phases lunaires et la physiologie des plantes, et qu’une revue de la littérature publiée en 2020 aboutit à la même conclusion. Le conseil scientifique de la Société nationale d’horticulture de France arrive au même constat dans son dossier Jardiner avec la lune : mythe ou réalité : si la lune a un effet sur les plantes, il est infinitésimal comparé à celui du sol, de l’eau, de la température et de l’ensoleillement.
Suivre la lune ne fait pas de mal au rosier, à condition de ne jamais la placer avant la météo et l’état de la plante.
Distinction entre lune descendante et lune décroissante
Les deux expressions se confondent souvent, alors qu’elles désignent deux cycles différents. La lune croissante et décroissante décrit la partie éclairée que l’on voit : elle grossit de la nouvelle lune à la pleine lune, puis diminue. Ce cycle dure environ 29,5 jours.
La lune montante et descendante décrit sa hauteur dans le ciel. En lune montante, l’arc qu’elle trace chaque nuit est un peu plus haut que la veille ; en lune descendante, il est un peu plus bas. En astronomie, cela correspond à la déclinaison de la Lune, qui augmente puis diminue sur un cycle d’environ 27,3 jours. Les deux cycles sont indépendants : une lune peut être à la fois croissante et descendante.
Les calendriers de jardinage retiennent presque tous la lune descendante pour la taille, la plantation et le travail du sol. C’est ce repère que les jardiniers lunaires appliquent à la taille des rosiers.
Les jours fleurs de la biodynamie
La biodynamie ajoute une seconde couche : le passage de la Lune devant les constellations du zodiaque. Le calendrier popularisé par Maria Thun classe les jours en jours racines, feuilles, fleurs et fruits. Les jours fleurs correspondent au passage de la Lune devant les Gémeaux, la Balance et le Verseau. Pour la taille des rosiers, arbustes cultivés pour leurs fleurs, ses adeptes conseillent de choisir un jour fleur en lune descendante.
Comme pour la sève, aucun essai sérieux n’a montré que ces jours changent la floraison. Deux calendriers peuvent d’ailleurs décaler un jour fleur d’un à deux jours, selon qu’ils utilisent les constellations réelles, comme Maria Thun, ou les signes du zodiaque. Si vous suivez cette méthode, gardez toujours le même calendrier d’une année sur l’autre, et ne reportez jamais une taille nécessaire pour attendre le « bon » jour.
Taille des rosiers en 2027 : les dates de lune de février et mars
La prochaine taille de printemps aura lieu en février-mars 2027. Voici les repères, vérifiés sur des sources astronomiques. Les phases viennent des éphémérides de l’observatoire naval des États-Unis (USNO), converties à l’heure de Paris :
- Nouvelle lune : 6 février 2027 (16 h 56) et 8 mars 2027 (10 h 29).
- Pleine lune : 21 février 2027 (0 h 23) et 22 mars 2027 (11 h 44).
- Lune descendante : du 16 au 28 février 2027, puis du 16 au 28 mars 2027.
- Lune montante : du 2 au 15 février, du 1er au 15 mars, puis à partir du 29 mars 2027.
Les périodes montantes et descendantes ont été calculées à partir de la déclinaison de la Lune fournie par le service Horizons du JPL (NASA), puis recoupées avec un calendrier de jardinage publié pour 2027, celui d’icalendrier.fr. Les bascules ont lieu le 16 février en matinée, le 1er mars vers 11 h, le 15 mars vers 15 h et le 28 mars en soirée.
Ce calendrier indique aussi des jours fleurs en lune descendante les 16, 17 et 18 février, les 25, 26 et 27 février, les 16, 17 et 18 mars, puis les 25 et 26 mars 2027. Il signale enfin des « jours néfastes » autour du nœud lunaire et du périgée, par exemple du 19 au 21 février et le 19 mars 2027, que les jardiniers lunaires évitent par habitude. Ce ne sont pas des interdits : c’est une convention de calendrier.
Une remarque utile : la fenêtre « du 8 au 15 mars » que l’on lit souvent sans année ne vaut pas pour 2027. Cette année-là, ces jours tombent en lune montante. Une date lunaire ne se recopie jamais d’une année sur l’autre : elle se relit chaque année dans un calendrier à jour.
Risques d’une taille trop précoce
Soyez vigilants face aux gelées tardives qui menacent les jeunes tissus. Toute taille des rosiers pousse la plante à former de nouvelles tiges. Si elles sortent trop tôt, un coup de froid nocturne peut les griller, et tout le travail est à refaire.
La réalité thermique de votre terrain doit toujours primer sur les prévisions astrales. Un repère classique, repris par le rosiériste Roses Guillot, consiste à attendre la floraison du forsythia : quand ses fleurs jaunes apparaissent, le printemps est assez proche pour lancer la taille des rosiers.
L’observation des bourgeons reste votre meilleure alliée. Des yeux qui gonflent et rougissent annoncent la reprise. Si de jeunes pousses noircissent après un gel, recoupez simplement jusqu’au bois sain, au-dessus d’un œil intact : le rosier repartira.
Calendrier de la taille des rosiers selon les variétés
Avant de choisir une date, identifiez votre rosier. Le moment de la taille des rosiers dépend surtout de leur capacité à refleurir, et c’est là que se joue la floraison de l’année, bien plus que dans le calendrier lunaire.

Tailler les rosiers remontants en fin d’hiver
Les rosiers remontants fleurissent plusieurs fois, de mai jusqu’à l’automne, sur les pousses de l’année. La Société nationale d’horticulture de France les range parmi les arbustes à tailler en fin d’hiver. En pratique, la taille des rosiers remontants va de mi-février à mi-mars, et jusqu’à fin mars en région froide, juste avant la reprise de la végétation.
La date exacte dépend de votre climat. Près de la Méditerranée ou sur la côte atlantique, on peut commencer dès février. Dans l’Est, en montagne ou dans une vallée froide, mieux vaut attendre la fin mars. En 2027, un jardinier lunaire du nord de la France visera donc plutôt la période descendante du 16 au 28 mars, celui du Midi celle du 16 au 28 février.
Adaptez toujours votre geste à la vigueur du rosier. Un sujet chétif se taille plus court, à deux ou trois yeux, pour le forcer à repartir de la base. Un rosier déjà vigoureux se contente d’une taille plus longue, à quatre ou cinq yeux. Supprimez d’abord le bois mort et les branches malingres, puis celles qui se croisent au centre.
Taille des rosiers non remontants après la floraison
Les rosiers non remontants, comme beaucoup de rosiers anciens et de rosiers botaniques, ne fleurissent qu’une fois, au printemps ou au début de l’été. Leurs boutons se forment sur le bois de l’année précédente. Une taille sévère en hiver supprimerait donc une bonne partie de la floraison à venir.
Pour eux, la taille se fait juste après la floraison, souvent en juin ou en juillet. On éclaircit les vieilles tiges, on raccourcit celles qui ont fleuri et on laisse se développer les jeunes pousses qui porteront les fleurs l’année suivante. En hiver, contentez-vous de retirer le bois mort.
Tailler un rosier non remontant en hiver, c’est renoncer à une partie de sa floraison du printemps suivant.
Laissez aussi quelques fleurs fanées sur les rosiers botaniques : elles donnent des cynorrhodons, ces fruits rouges qui restent sur les branches une partie de l’hiver. Ils nourrissent merles et grives, un bon prétexte pour observer les merles et les grives quand le jardin dort.
Rosiers grimpants et couvre-sol
Chez les grimpants, la taille des rosiers suit la même logique : les remontants en fin d’hiver, les non remontants après leur floraison. Dans les deux cas, conservez les longues tiges de charpente, palissées le plus à l’horizontale possible, et raccourcissez à deux ou trois yeux les rameaux latéraux qui ont fleuri. Tous les trois ou quatre ans, remplacez une vieille charpente épuisée par une jeune tige partie de la base.
Pour les couvre-sols, la taille des rosiers demande peu d’efforts. Retirez chaque année le bois mort, puis rabattez l’ensemble à la cisaille tous les deux ou trois ans en fin d’hiver pour garder un port dense. Les rosiers miniatures se traitent comme des remontants, en proportion.

Le tableau suivant résume la taille des rosiers par type, avec les dates lunaires de 2027 pour ceux qui les suivent.
| Type de rosier | Période de taille | Si vous suivez la lune (2027) | Objectif |
|---|---|---|---|
| Remontants | Mi-février à mi-mars (fin mars en région froide), après les fortes gelées | Lune descendante : 16-28 février ou 16-28 mars | Rajeunissement, floraison sur le bois de l’année |
| Non remontants | Juste après la floraison (juin-juillet) | Période descendante la plus proche | Renouvellement du bois qui fleurira l’an prochain |
| Grimpants | Fin d’hiver (remontants) ou après floraison (non remontants) | Idem selon le cas | Structure et ramifications latérales |
| Couvre-sol et miniatures | Fin d’hiver | Lune descendante : 16-28 février ou 16-28 mars | Densification |
Tailler en automne ou en fin d’hiver ?
Certains pépiniéristes avancent la taille des rosiers à l’automne, en novembre, surtout pour rabattre les buissons et les paysagers avant l’hiver. C’est ce que montre la vidéo ci-dessous de la pépinière Grandiflora, qui la cale elle-même sur la lune descendante de novembre. En région froide, elle conseille de tailler plus long, à cinq yeux, pour garder une marge si des bourgeons gèlent.
Ce sont deux écoles. Grandiflora rabat ses rosiers dès novembre, à trois yeux au-dessus de la greffe en région douce : c’est une vraie taille, pas un simple nettoyage. La plupart des rosiéristes préfèrent attendre la fin de l’hiver, quand on voit quels bourgeons ont survécu au froid. Si vous hésitez, contentez-vous à l’automne d’un rabattage léger contre le vent, et faites la vraie taille des rosiers en fin d’hiver.
Gestes techniques pour une coupe saine
Une fois la date choisie, c’est la qualité du geste qui compte le plus pour réussir la taille des rosiers et préserver leur santé. Une coupe nette cicatrise vite ; une tige écrasée ou un chicot trop long se dessèche et attire les maladies.
Outils et coupe en biseau pour tailler les rosiers
Coupez en biseau, environ 5 mm à 1 cm au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur. La pente doit partir à l’opposé de l’œil, pour que l’eau de pluie s’écoule sans stagner sur le bourgeon. Choisir un œil extérieur oriente la future pousse vers le dehors et garde le centre du rosier aéré, ce qui limite les maladies.
Travaillez avec des lames propres. Désinfectez vos lames à l’alcool avant de commencer et entre deux rosiers, surtout si l’un d’eux est malade. Vous évitez ainsi de transporter champignons et bactéries d’un pied à l’autre.
Pour tailler les rosiers proprement, utilisez un matériel adapté :
- Sécateur à lames croisées bien affûté pour les tiges jusqu’à 2 cm environ ;
- Coupe-branches ou scie d’élagage pour les vieilles tiges plus grosses ;
- Gants épais contre les aiguillons ;
- Chiffon imbibé d’alcool pour désinfecter les lames.

Influence du porte-greffe sur la vigueur du sujet
La plupart des rosiers vendus en jardinerie sont greffés sur un églantier. Ce porte-greffe peut émettre des gourmands, des tiges vigoureuses qui partent sous le point de greffe. On les reconnaît à leur départ bas, souvent depuis la racine, à leurs aiguillons différents et à leurs feuilles plus petites, fréquemment à sept folioles.
Supprimez ces rejets au plus près de leur point de départ, en dégageant un peu la terre si besoin, plutôt que de les couper au ras du sol : coupés trop haut, ils repartent. Laissés en place, ils épuisent la variété greffée, qui peut finir par disparaître au profit de l’églantier. Un contrôle au moment de la taille des rosiers, puis au printemps, suffit en général.
Une surveillance régulière du porte-greffe et la suppression des gourmands sont les garants d’un rosier équilibré, qui garde son énergie pour la variété que vous avez choisie.
Prévention des maladies cryptogamiques et cicatrisation
Après la taille des rosiers, aucun produit n’est nécessaire sur les coupes ordinaires : une tige saine se referme seule. Un mastic cicatrisant ne se justifie que sur une grosse section, par exemple une vieille charpente sciée. La cannelle en poudre, souvent citée comme remède maison, n’a pas d’efficacité démontrée sur les rosiers.
La prévention commence pendant la taille des rosiers : un centre bien aéré sèche vite après la pluie. Elle passe ensuite par le choix de variétés résistantes et le ramassage des feuilles tachées. Surveillez la maladie des taches noires, due au champignon Diplocarpon rosae. Certains jardiniers pulvérisent du purin ou de la décoction de prêle en prévention : c’est un usage traditionnel, qui ne remplace ni l’aération ni la suppression des parties atteintes.
Ces soins font partie d’un jardin cohérent, où l’on garde un sol vivant et où l’on limite les traitements. Les mêmes principes se retrouvent dans un potager en permaculture : paillis, compost et observation avant d’intervenir.
Soins complémentaires et gestion des résidus de taille
La taille des rosiers ne s’arrête pas au dernier coup de sécateur ; le sol mérite maintenant votre attention pour accompagner leur réveil.
Fertilisation naturelle et protection du sol par le paillis
Une fois la coupe terminée, griffez légèrement le sol autour du pied pour incorporer du compost bien mûr. Cet apport organique nourrit la plante au moment où elle redémarre, sans pousser la végétation de façon excessive comme le ferait un engrais trop riche en azote.

Étalez ensuite un paillis de paille, de feuilles ou de bois raméal fragmenté, en laissant quelques centimètres libres autour des tiges. Il garde la fraîcheur, limite les herbes indésirables et protège la vie du sol. Pendant les étés secs, arrosez au pied plutôt que sur le feuillage : une réserve pour récupérer l’eau de pluie est idéale pour cela.
Des rosiers en bonne santé profitent aussi à tout le jardin. Les variétés à fleurs simples ou semi-doubles, dont le cœur reste accessible, sont visitées par de nombreux insectes butineurs, ce qui rappelle l’importance des abeilles dans l’écosystème du jardin.
Valorisation ou élimination des déchets de coupe
Ne jetez pas tout. Les déchets de la taille des rosiers, s’ils sont sains, peuvent être broyés pour enrichir votre paillage ou rejoindre le tas de compost. Coupez-les en petits morceaux : les tiges de rosier, dures et épineuses, se décomposent lentement. Ce broyat de tiges saines sert aussi de matière sèche pour équilibrer les déchets humides et composter sans odeur, même en petit volume.
En revanche, écartez du compost les bois et feuilles malades : les champignons comme celui des taches noires peuvent y survivre. Ne les brûlez pas pour autant. Le brûlage des déchets verts à l’air libre est interdit aux particuliers, sauf dérogation locale : portez-les en déchetterie ou mettez-les dans la collecte prévue par votre commune.
Pour résumer : la taille des rosiers réussit d’abord grâce au bon moment horticole et au bon geste. Si vous aimez jardiner avec la lune, les périodes descendantes de 2027 vous laissent assez de choix, du 16 au 28 février et du 16 au 28 mars. Mais si le gel menace ou si les bourgeons dorment encore, attendez : aucun calendrier ne vaut l’observation de votre rosier.
FAQ
Quand tailler les rosiers remontants avec la lune en 2027 ?
Les rosiers remontants se taillent en fin d’hiver, après les fortes gelées. Pour ceux qui suivent la lune, la lune descendante tombe du 16 au 28 février 2027 et du 16 au 28 mars 2027. Choisissez la période qui correspond à votre climat : février dans les régions douces, mars ailleurs.
Les adeptes de la biodynamie ajoutent les jours fleurs : selon icalendrier.fr, les 16, 17, 18, 25, 26 et 27 février, puis les 16, 17, 18, 25 et 26 mars 2027. Rappelez-vous que ces repères relèvent de la tradition : l’état des bourgeons et la météo restent prioritaires.
Quelle est la différence entre la lune descendante et la lune décroissante ?
La lune décroissante désigne la diminution de la partie éclairée, de la pleine lune à la nouvelle lune, sur un cycle d’environ 29,5 jours. La lune descendante désigne sa hauteur dans le ciel : chaque nuit, elle culmine un peu plus bas, sur un cycle d’environ 27,3 jours.
Les calendriers de jardinage retiennent la lune descendante pour tailler les rosiers. Les deux cycles étant indépendants, une même période peut être croissante et descendante à la fois.
La lune a-t-elle vraiment un effet sur la taille des rosiers ?
Aucune étude sérieuse n’a démontré que la lune modifie la circulation de la sève ou la floraison d’un rosier. La tradition reste très suivie et ne fait pas de tort si elle ne retarde pas une taille nécessaire. Ce qui fait vraiment la différence pour la taille des rosiers, c’est le choix de la période selon le type de rosier, la qualité de la coupe et l’entretien du sol.
Comment adapter la taille des rosiers selon qu’ils sont remontants ou non ?
Les rosiers remontants fleurissent sur le bois de l’année : on les taille en fin d’hiver. Les non remontants fleurissent sur le bois de l’année précédente : une taille hivernale sévère supprimerait une partie des futurs boutons. On les taille donc juste après leur floraison, souvent en juin ou juillet.
Quels sont les risques d’une taille trop précoce en fin d’hiver ?
Tailler les rosiers trop tôt réveille les bourgeons, qui deviennent vulnérables au gel. Attendez que les fortes gelées soient passées et, comme repère, la floraison des forsythias dans votre région. Si la météo reste instable, décalez de quelques jours : mieux vaut sortir de la période lunaire choisie que perdre les jeunes pousses.
Comment réussir la taille des rosiers sans favoriser les maladies ?
Coupez en biseau, 5 mm à 1 cm au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur, avec un sécateur affûté et désinfecté à l’alcool entre deux rosiers. Aérez le centre du pied, ramassez les feuilles tachées et écartez du compost les bois malades. Sur une grosse coupe seulement, un mastic cicatrisant peut protéger la plaie.
